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Istres - Jeudi 26 novembre 2009

Débat avec Jean Claude Vitran


 

I – Histoire de la LDH, ses combats:

* A été créée en 1898 lors de la condamnation d'Emile Zola pour son article "j'accuse" paru dans l'Aurore.

* Lors de la guerre de 14-18, s'est beaucoup mobilisée contre l'exécution des fusillés pour l'exemple. Puis pour leur réhabilitation (encore aujourd'hui).

* Action contre la montée du fascisme.

* Les accords issus du Front Populaire ont été signés dans les locaux de la LDH (rue Dolant) par Victor Basch.

* Action contre la guerre d'Algérie (pour certain) et contre la torture en Algérie pour tous.

* Action pour l'abolition de la peine de mort avec Robert Badinter.

* Action pour la contraception et le droit à l'avortement.

* En général pour les droits fondamentaux issus de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1945 dont l'un des artisans est René Cassin.

 

2 – La norme sociale

Le mot "norme" est préférable au mot "contrôle" dont le sens ici est maîtrise. C'est la façon de vivre ensemble.

Cette norme est

* soit librement consentie dans les démocraties en équilibre.

* soit édictée par l'Etat avec un système répressif. (police, GAV musclée etc…)

 

3 –" Droits de l'Hommiste" mais pas jusqu'au "boutisme"

La LDH est contre la vidéosurveillance. Mais trouve utiles les caméras pour la régulation du trafic routier, etc…qui n'enregistrent pas les images.

De même les fichiers peuvent être utiles comme celui de l'assurance vieillesse qui regroupe la carrière professionnelle de l'individu et lui permet d'accéder à ses droits.

 

4 – La technologie de surveillance

Les dates importantes:

4 – 1 - Dans les années 70, le développement incontrôlé de la numérisation et de l'informatique est un premier frein aux libertés individuelles. Le 15 novembre 1971, naissance du premier micro processeur et fin programmée des énormes ordinateurs comme ENIAK. De même la possibilité de stockage des données s'est considérablement amplifiée. Les premières disquettes étaient de 1.5 méga octet.

A noter la création de la CNIL en 1978. Par  la loi "informatique et libertés" tout nouveau fichier devaient avoir l'avis conforme de la CNIL.

Depuis 2004 le ministre de l'intérieur a fait voter que la CNIL n'avait plus qu'un avis consultatif. De plus les moyens de la CNIL n'ont pas augmenté.

 

4 – 2 – L'attentat du 11 septembre 2001:

 La lutte contre le terrorisme a été l'alibi pour instaurer une surveillance généralisée.

 

4 – 3 – Risque Zéro

Le risque zéro n'existe pas. Mais y tendre engendre la peur. Et la peur engendre la domination.

Par peur du risque de salmonéose, les mamans n'ont plus le droit d'amener à l'école maternelle des gâteaux faits maison pour fêter les anniversaires. Les gâteaux doivent être achetés dans les supermarchés et amenés encore emballés sous cellophane…

 

4 – 4 – Mélange de vie publique et vie privée

Anna Arendt: la frontière entre le privé et le public est un des piliers de notre démocratie.

La frontière entre vie publique et vie privée est de plus en plus floue. (cf les émissions de téléréalité). Intrusion des fichiers

 

4 – 5 –Dictature du secteur marchand

Les lobbies font pression sur les pouvoirs publics pour faire passer la biométrie, les moyens de contrôle et la surveillance.

 

5 – Moyens de surveillance

5 – 1 – Surveillance :

Les rapports qui viennent de l'étranger montrent que la vidéo surveillance est quasi inefficace. 1000 cameras coûtent 300 millions d'Euros et ne facilitent les enquêtes policières que dans 3 à 5% des cas.

Les cameras vidéo ne protègent pas. Elles surveillent.

 

5 – 2 – Fichage :

En 2007 il existait 36 fichiers de police. Nous en avons aujourd'hui entre 70 et 80.

Ces fichiers sont un moyen de contrôle des individus. Y figurent les particularités sexuelles, la santé, les engagements etc… ce qui est en opposition avec la Cour des droits de l'Homme de l'Europe. La liberté de conscience n'est pas respectée.

La Commission     Benisti avait abouti à une loi qui prévoyait qu'aucun texte (loi, décret) ne pouvait être promulgué etc) sans passer  par les députés. Cette loi a été rejetée par la majorité présidentielle. Un amendement de Benisti a fourni un blanc seing au gouvernement qui peut légiférer par décret.

 

6 – Traçage

RFID est une étiquette d'identification qui permet d'établi un profil du client. Elle remplace peu à peu le code barre. Est déjà en service pour le passe Navigo à la RATP.

D'après Alex Turk, président de la CNIL le RFID est l'élément le plus liberticide de es 30 dernières années. Cette puce est lisible à distance. Pour l'instant à deux mètres. Mais elle le sera dans très peu de temps à plusieurs centaines de mètres.

 

7 – Le profilage

C'est le résultat de la surveillance, du fichage et du traçage. L'espace privé se rétrécit.

 

Le débat qui suivit fut fort intéressant. La municipalité d'Istres ayant choisi d'installer des caméras vidéo, un élu de la, majorité s'est chargé selon ses propres termes du" service après vente." Les images récoltées seront gardées 10 jours.

 J.C. Vitran a insisté sur la technique fibre optique ou WIFI en alertant l'opinion sur les dangers de la seconde technique : toute personne un peu bricoleuse en informatique pourra se connecter et sera en possession des images.

 

Le débat s'est poursuivi devant un buffet convivial.

Surveillés

Au travail (ex :FranceTélécom…),

dans sa vieprivée (santé,moeurs,consommation,correspondance,enfants…),

dans sa vie civique (associative,syndicale,politique…),dans la rue (caméras…)

Réagissons !

REUNION

PUBLIQUE

Avec J-C VITRAN spécialiste sur les nouvelles techniques

de fichage et de surveillance

(membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme)

JEUDI 26 Nov.

à 18h

Espace 233 C.E.C.

les Heures Claires - Istres

Merci de ne pas jeter ce document sur la voie publique

Section Istres Ouest-Provence

Ldh.istres@orange.fr

 

06 30 81 35 55



Suite

Communiqué de la LDH
Sous les masques rassurants de la « vidéoprotection » et de la « vidéotranquillité » (sic), les caméras de surveillance prolifèrent. Le gouvernement annonce leur triplement sur les voies publiques, et le conseil de Paris a approuvé un plan de la préfecture de police implantant 1 226 caméras supplémentaires dans les rues et sur les places parisiennes.

Et pourtant, même un rapport du ministère de l’Intérieur montre que la vidéosurveillance n’entraîne pas de baisse significative des chiffres de la délinquance : l’impact des caméras est faible, jamais durable et vite contourné. Au Royaume-Uni, qui en compte plus que dans tout autre pays européen, Scotland Yard conclut encore plus nettement à leur inefficacité dans un rapport publié en 2008. Et la ville de Miami, comme bien d’autres aux Etats-Unis, procède à la désinstallation de toutes les siennes… Aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine dans la sécurisation des lieux qui nécessitent une surveillance particulière et qui ne sauraient se multiplier à l’infini. Inefficace et coûteuse, l’inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide. Non seulement l’enregistrement de l’image d’une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n’est pas compatible avec une société de libertés. Les images enregistrées peuvent être utilisées à toutes sortes de fins illégitimes : grâce à elles, certaines entreprises surveillent leurs salariés jusque dans leur intimité et aussi les délégués syndicaux, comme certains régimes autoritaires traquent leurs opposants politiques. Prétendre que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre de la vidéosurveillance, c’est faire de chacun de nous un suspect potentiel qui devra s’expliquer sur sa présence là où on l’a filmé à son insu, remplacer le principe constitutionnel de présomption d’innocence par une logique de contrôle généralisé de la population.

La Ligue des droits de l’Homme appelle les citoyens à s’opposer à cette prolifération des systèmes de surveillance invisible et à exiger que l’utilisation de ces équipements soit strictement encadrée, contrôlée et limitée aux situations dans lesquelles le maintien de l’ordre public la nécessite absolument.

 Pour en savoir plus : téléchargez le guide LDH de la viodéosurveillance

 

Site de la ville d’Istres (présentation le 01 10 09 au théâtre de l’Olivier)

hhttp://www.istres.fr/index.php?id=879&tx_ttnews[tt_news]=3862&no_cache=1ttp://www.ldh-france.org/IMG/pdf/Livret_videosurveillance.pdf


 

 

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